Posté dans : Build in Public - Geek Planet
Tu te demandes comment gérer une équipe sur un projet digital qui évolue en permanence ? Tu aimerais savoir quand accélérer, quand réduire la voilure, et comment t’entourer des bons profils sans t’enfermer dans des coûts fixes ? Tu cherches à comprendre comment adapter tes ressources humaines aux différentes phases de développement d’un site ?
Dans ce 4ème épisode de ma série « Build in Public », je vais te parler d’un sujet dont on parle rarement quand on documente un projet : l’évolution de l’équipe. Parce qu’au-delà du produit, du SEO et de la tech, la réalité d’un projet comme Geek Planet, c’est surtout une succession de cycles. Et à chaque cycle, les besoins évoluent, les profils changent, et l’organisation doit s’adapter en permanence.
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Pour rappel, le développement de Geek Planet a débuté en 2023.
Pendant les trois premières années, le développement a concerné exclusivement deux choses : le SaaS interne (le PIM) et la création de la partie « collection ».
Et surtout : tout a été financé uniquement sur mes fonds personnels, que j’ai pu dégager grâce à mes activités de freelance SEO.
C’est important de le préciser, parce que ça conditionne toute la stratégie : quand tu finances un projet sans levée de fonds, chaque dépense doit avoir une logique claire, et chaque investissement doit être pensé comme un pari long terme.
Une comptabilité bien tenue est indispensable pour éviter les erreurs et avoir une vision claire des finances.
Voilà la répartition actuelle des dépenses à ce jour :
Total cumulé à janvier 2026 : 100 000 €
Avec du recul, cette répartition me semble cohérente avec les besoins tech du projet, et surtout avec la production de contenu evergreen, qui est indispensable pour la partie SEO.
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La dépense la plus minime concerne le design et l’UX (5 000€).
Et pourtant, c’est une phase qui est arrivée tout au début du projet, et qui a été absolument nécessaire pour déterminer le branding du site, dont je parle plus en détail dans cet épisode dédié.
Sans cette phase, il aurait été impossible de définir correctement les besoins techniques, parce que tout est conditionné par l’expérience de navigation et la manière dont tu veux présenter le contenu.
L’avantage de ce type de frais, c’est qu’une fois que la base est créée, les évolutions deviennent assez faciles, d’autant plus que je suis moi-même designer.
Et surtout, contrairement au contenu ou à la technique, ce ne sont pas des frais « sans fin ». Une fois le socle en place, l’évolution passe par des séquences d’itérations.
Concernant le contenu, il représente environ un tiers du budget.
Au total, 6 rédacteurs ont travaillé pour produire plus de 700 000 mots, mais 4 seulement ont vraiment été gardés jusqu’au bout.
Et ça, c’est un sujet important, parce que 2023 était aussi une période où l’IA commençait à s’installer partout dans les pratiques du web.
Je m’en suis rendu compte d’une manière assez brutale – au fil d’un post LinkedIn – qu’un de mes rédacteurs, que je payais assez généreusement, se vantait d’utiliser de l’IA.
Même si j’avais déjà des doutes au départ, cette info m’a poussé à privilégier des prestataires de confiance, et à être beaucoup plus strict sur la qualité.
Un autre rédacteur produisait du contenu trop superficiel, pas assez profond.
Au final, l’équipe éditoriale a tourné avec quatre profils très différents, et c’est justement ce qui a fait sa force.
L’équipe finale, c’était :
Un profil expert : Très spécialisé jeux vidéo et pop culture, capable de produire des guides vraiment travaillés.
Deux profils mass-market : De très bonnes compétences rédactionnelles pour produire du contenu en masse, tout en restant intéressant et pertinent.
Un profil spécialisé : Contenus plus standards, mais un excellent style, et spécialisé sur un autre type de produit.
Ces quatre profils étaient parfaitement complémentaires. Et je pense que c’est une compétence clé en tant que chef de projet : savoir repérer rapidement les forces et faiblesses des prestataires, et ne pas hésiter à se détacher des profils qui ne « fit » pas avec les besoins réels du projet.
Avec du recul, je dirais que 93 % du contenu produit est vraiment qualitatif, tandis que 7 % doit être retravaillé.
Et là, tu te retrouves face à un problème que peu de gens imaginent quand ils parlent de « contenu SEO » : la correction.
Quand tu as des centaines de milliers de mots, tu ne peux pas relire tout à la main.
Donc pour corriger cette masse, un script couplé à une IA a été utilisé afin de corriger les fautes d’orthographe, les fautes de frappe, les coquilles, et les erreurs humaines (coût total : 6€).
C’est indispensable sur un tel volume. Tu ne peux pas compter uniquement sur la vigilance humaine quand tu manipules autant de texte.
Sur la partie technique, j’ai volontairement séparé deux pôles.
D’un côté, la partie gérée par le CTO : le cœur du projet, c’est-à-dire le SaaS (PIM) + le site.
De l’autre, une partie plus spécifique liée aux APIs et aux outils de génération d’images.
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Parce qu’un CTO coûte plus cher, et c’est normal : il est au cœur du projet. C’est lui qui gère le développement du site, le développement du SaaS, et toute l’infrastructure technique (serveurs, architecture, relations entre les composants).
La partie APIs et outils d’images est plus secondaire, même si elle reste indispensable.
Les APIs permettent le sourcing des données, la classification, et des éléments clés comme le système de personnages dont je parle dans cet épisode technique.
Et les outils d’images concernent la génération de plusieurs milliers de visuels qui auraient été impensables à faire manuellement.
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Ces deux pôles se complètent parfaitement. Ils évitent de se marcher dessus, ils donnent plus de bande passante au CTO, et ils optimisent les dépenses en fonction de la complexité des tâches.
Le reste concerne les frais classiques de gestion : serveurs, comptabilité, outils, domaines, etc.
Et une petite partie concerne de la R&D.
Cette R&D est classée en perte, mais selon moi, elle est indispensable dans chaque projet. Il faut juste avoir la maturité de pivoter quand une idée n’est finalement pas la bonne, et ne pas s’accrocher par ego.
Ces 100 000 € ont été dépensés sur des cycles très distincts.
Le premier cycle, c’était le lancement : design, contenu, tech en parallèle. Une fois que le design était en place, il fallait rattraper la partie contenu, et continuer le développement des APIs et du cœur du projet.
Une fois que tout le contenu evergreen a été produit, sachant que le nombre de nouvelles licences par an est finalement assez limité, l’investissement pouvait être réduit.
Aujourd’hui, les principales fonctionnalités du site ont été développées et l’objectif a été de réduire au maximum les coûts de développement. Créer une nouvelle marque prend du temps et il est indispensable que les frais soient les plus petits possible le temps que la communauté soit fédérée.
J’ai eu la chance de bénéficier d’un timing parfait par rapport à l’avancée de l’IA, et notamment Claude Code, qui me permet désormais de faire évoluer le projet en totale indépendance. C’est évidemment une phase temporaire, qui trouvera vite ses limites lorsque le projet décollera vraiment. Mais en attendant du nouveau contenu est produit chaque jour, et le site s’installe petit à petit sur Google et dans les habitudes des internautes.
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Ce qui est important à retenir dans cet épisode, c’est que les besoins varient en permanence quand tu construis un projet comme Geek Planet.
Et c’est exactement pour ça que collaborer avec des freelances est si puissant : tu ajustes en fonction des cycles, tu peux accélérer quand c’est nécessaire, tu peux réduire la voilure quand tu es dans une phase plus technique, et tu peux arrêter rapidement une collaboration si le niveau n’est pas bon, sans prendre un risque énorme.
Dans mon cas, j’ai eu la chance de pouvoir créer une équipe composée majoritairement des meilleurs profils que j’ai croisés durant tout mon parcours sur le web.
À présent, le projet est finalisé et peut-être géré en total indépendance. La prochaine étape sera sans doute de recruter un nouveau freelance pour créer du contenu sur la partie média et réseaux sociaux. On fera le point d’ici quelques mois dans un nouvel article.
Mon pire échec (et ce que ça m'a appris)
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